Nous sommes des gens ordinaires conscients d’être aliénés par les techniques autoritaires propres à la civilisation. Nous nous sommes réunis pour partager nos réflexions et analyses, pour lutter activement contre la dévoration du monde, faire connaître les mouvements locaux qui résistent à une idéologie et un système économique hostiles à la vie et à la terre.


Nous ne prétendons pas être une avant garde éclairée mais nous espérons participer à la compréhension des mécanismes économiques, idéologiques et sociaux qui réduisent nos capacités physiques, morales et imaginaires. Nos réflexions et recherches sur la technique, additionnés à notre besoin de liberté et d’autonomie pour tous les êtres vivants, nous rapprochent d’un écoféminisme de subsistance, du biocentrisme et de l’anarchisme. 


Nous souhaitons renouer avec des modes de vie plus respectueux de notre incarnation humaine et œuvrer pour l’avènement d’une société sans marchandise, sans exploitation et sans domination masculine. 


Dans un contexte de crise environnementale et sociétale et pour éviter tout malentendu pouvant mettre en danger le mouvement, il nous paraît nécessaire de préciser, pour les personnes souhaitant nous rejoindre, que nous ne sommes pas : 
— une milice déclarant la guerre et recrutant des partisan.es par internet pour mener des sabotages ;
— des écofascistes qui pensent que la solution se trouve dans le contrôle des naissances, une limitation par la force des déplacements des hommes et femmes ou la mise en place de tout appareil autoritaire pour protéger l’environnement ;
— des cybernomades aimant théoriser sur la catastrophe en cours et fantasmant l’effondrement.